Un Consultant RH qui se prend pour Jean-Sol Partre… Oups ! Je recommence. Un Consultant RH qui se prend pour Jean-Paul Sartre est soit quelqu’un de prétentieux… soit quelqu’un qui a un peu d’humour. Je vous laisse en juger. En ce qui me concerne, je préfère la seconde option.
Tout ça pour dire que ma philosophie de vie a toujours été imprégnée d’existentialisme. Avant d’aller plus loin, j’emprunte le paragraphe suivant à Wikipédia (pardon à tous les universitaires et profs de philo qui n’aiment pas ce site participatif.) :
L’existentialisme est un courant philosophique et littéraire qui postule que les individus créent le sens et l’essence de leur vie par leur action et leur courage par opposition à la thèse que ceux-ci soient créés pour eux par des doctrines théologiques ou philosophiques. L’existentialisme considère donc chaque personne comme un être unique qui est maître non seulement de ses actes et de son destin, mais également – pour le meilleur comme pour le pire – des valeurs qu’il décide d’adopter.
Je considère également que nous sommes maîtres de notre carrière et que seule notre action nous permet d’évoluer professionnellement et de changer. Il faut penser en homme d’action et agir en homme de pensée (si quelqu’un trouve l’origine de cette hypothétique citation, je suis preneur). Maître Jean-Paul a dit : « l’existence précède l’essence », c’est-à-dire que nous existons et nous nous définissons par nos actions dont nous sommes pleinement responsables.
Ouh là ! Certains d’entre vous ont déjà abandonné la lecture de ce billet. Si si, je le vois bien !
Pourtant, ce n’est pas si compliqué.
L’existentialisme est une philosophie de l’action que je m’efforce d’appliquer (parfois avec difficulté, je le reconnais) dans ma vie – et plus particulièrement dans ma vie professionnelle. Je vous invite à essayer. Vous verrez, c’est pas si mal !
Ça vous évitera de subir un job que vous n’aimez pas ou plus. Pour évoluer, progresser ou changer dans la joie et surtout pour trouver un équilibre vie privée/vie professionnelle, il faut être capable de se remettre en cause et de quelquefois prendre des risques. Même si le facteur chance peut nous faciliter la vie, il reste hélas imprévisible. Mais on provoque plus facilement la chance en étant dans l’action.
Alors, qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ?!
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En réalité, il existe un terme anglo-saxon très à la mode pour parler du marketing de soi (ou du marketing personnel) : Personal Branding. Ce concept a été inventé par l’Américain William Arruda. Il a mis en place une méthode qui consiste à élaborer une stratégie de marketing personnel (depuis d’autres méthodes ont émergé). Vous mettez en avant vos compétences et qualités comme une entreprise communique sur sa marque.
Mais l’homme est-il une marque ou un produit comme un autre ?
Question difficile, réponse encore plus complexe. A l’ère des nouvelles technologies, du web 2.0 (web communautaire des blogs et des réseaux comme Facebook, Linkedin, Youtube ou Viadeo), les recruteurs ne cachent plus leur goût pour le name googling. Ils recherchent les candidats en ligne ainsi que toutes les informations les concernant. Il paraît donc plus que nécessaire de gérer sa communication web 2.0, et notamment en privilégiant l’aspect professionnel.
On ne peut plus limiter sa recherche d’emploi à l’envoi de CV via des sites emplois. Il faut mettre en place une stratégie interactive. Ça commence par une refonte de votre CV pour l’adapter au web. Puis vous continuez à travailler votre image en la mettant en valeur sur les réseaux professionnels comme Viadeo, Linkedin, Xing. Votre présentation doit être adaptée selon votre secteur d’activité. Si vous travaillez dans l’univers de la communication, du marketing et du web, vous pouvez être originaux : créer un site internet qui vante vos mérites avec humour et finesse. Si vous êtes commercial, il faut trouver une accroche efficace comme si vous vendiez le plus beau des produits, vous.
Si vous vous servez d’internet pour vos loisirs (Facebook, Myspace), pensez à mettre un niveau de confidentialité extrême pour que vos délires entre amis ne soient visibles que des membres de votre réseau.
N’oubliez pas une règle, contrôlez votre e-réputation. Évitez les photos ou écrits que vous n’assumerez pas.
Faites de la veille en tapant régulièrement votre nom dans Google. Si vous avez des homonymes, démarquez-vous en précisant votre formation, votre parcours et mettez une photo sur vos différents profils. Si vous en avez le temps, créez un blog professionnel afin de parler de votre métier, des innovations dans votre secteur. N’hésitez pas à être interviewés par la presse web (les journalistes ont besoin de contenus).
Faites-vous remarquer pour vous démarquer.
Pour ceux qui veulent rester discrets, détaillez seulement votre parcours et vos compétences sur les réseaux sociaux. Les recruteurs ne recherchent pas des stars. Ils veulent des candidats qui correspondent aux critères des postes qu’ils ont à pourvoir. Plus ils auront des informations claires plus vous aurez de chances d’être contactés et recrutés.
Le sujet est vaste. Nous y reviendrons régulièrement parce que se démarquer sur le web devient de plus en plus difficile
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Hélas, ça continue. Un employé de France Télécom vient de se suicider. C’est le 24e suicide en 18 mois ! Et comme je le disais dans mon billet du 11 septembre, le management du groupe français a besoin d’une très sérieuse remise en cause.
Le journaliste Ivan Du Roy a récemment sorti le livre Orange stressé, le management par le stress à France Télécom (éd. La Découverte). Il met en cause les dérives du management autocratique et l’organisation du travail oppressante du groupe depuis sa privatisation. Cet ouvrage comprend également des témoignages de salariés. On comprend que les suicides ne touchent pas que des personnes fragiles comme le prétend la direction.
Je m’insurge contre le discours qui prétend que le stress est nécessaire pour la compétitivité. Les entreprises oublient-elles que leur « capital humain » a besoin de beaux projets, d’enthousiasme, d’émulation et… de reconnaissance pour être plus performant ? Ces moteurs me paraissent plus efficaces qu’un stress parfois meurtrier.
J’accompagne en pensée tous les salariés du groupe, les membres des familles qui sont en deuil.
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A l’écoute du marché aux puces ? Non. Le marché gare ? Non plus. Le marché financier ? Vous chauffez ! Comme vous l’avez compris, je parle évidemment du marché de l’emploi.
Ceux qui ont été approchés par un chasseur de têtes ont peut-être déjà entendu cette question qui permet d’entrer en matière : « Êtes-vous à l’écoute du marché ? ».
Je rappelle une règle essentielle pour se sentir maître de son destin professionnel : toujours être à l’écoute du marché même si vous adorez votre job, vos collègues et votre boîte. Demain, ça peut changer et vous pourriez être déçu ou… pire.
Je vous invite à toujours avoir un CV à jour sous le coude, être positivement présent sur les réseaux professionnels du web (bien travailler son image pour attirer les recruteurs), développer votre réseau de contacts en créant au fur et à mesure un carnet d’adresses qualifié, être au courant des offres d’emploi dans votre secteur et postuler ailleurs au moins une fois par an.
Mais quel intérêt si votre situation professionnelle vous convient ?
Parce que le jour où ça ne vous conviendra plus, ce sera plus difficile de partir de zéro. Et puis, je rappelle une autre règle très simple : il vous sera toujours plus facile de négocier votre salaire ou une évolution de fonctions dans votre groupe avec une autre proposition en mains. On est également plus sûr de soi dans son entreprise quand on connaît sa valeur sur le marché.
Pour conclure, restez dans l’action !
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En ces temps difficiles, j’aurais dû intituler ce billet la Vie morose avec tous ces plans sociaux (au fait, on ne dit plus plan social mais PSE, Plan de sauvegarde de l’emploi), les chiffres du chômage, etc. Bien que la crise soit passée du stade de l’économie financière à celui de l’économie réelle depuis plusieurs mois, elle me semble parfois beaucoup plus psychologique que réelle. Les grandes décisions des entreprises sont gelées. Les consommateurs repoussent également certains achats, leurs réservations pour les vacances ou leur nouvelle voiture. Tous les budgets sont revus à la baisse. C’est la crise, alors on ne fait plus rien. On attend que ça passe comme lorsqu’on s’abrite sous le porche d’un immeuble en attendant que l’averse cesse.
Bien que cette crise soit plus difficile que d’autres, ce n’est pas une raison pour vous laisser abattre.
J’ai envie de militer pour un optimisme béat… comme médicament qui nous permettrait de voir les choses de manière ultra-positive et d’agir dans la joie. Çà serait encore mieux qu’un anxiolytique. Bien sûr, on le consommerait avec modération et provisoirement pour éviter de fuir définitivement la réalité.
D’ailleurs, je pense à l’éditorial de Robert Lafont dans l’un des magazines qu’il édite, Entreprendre (juin 2009), il donne 10 bonnes raisons de croire à la reprise. Parmi elles :
- Un bon nombre d’entreprises continuent de recruter, notamment dans le secteur de la banque.
- La consommation reprend peu à peu au premier trimestre 2009.
- Le prix de l’essence reste bas
- L’immobilier ne dégringole plus
- Le chiffre record de créations d’entreprise.
Même si certaines raisons de croire en la reprise citées précédemment sont les conséquences de la crise (le chiffre record de créations d’entreprise), il vaut mieux voir le verre à moitié plein et sortir de la morosité ambiante. Dans notre nouvelle économie, certains anciens sont fragilisés, des nouveaux arrivent en force, tout va vite… les crises comme les reprises.
Si vous avez malheureusement perdu votre emploi, profitez-en pour vous poser, faire un bilan de compétences, faire une formation ; et redéfinissez un projet (montée en compétences, reconversion, création d’entreprise, etc.). Des professionnels sont là pour vous aider et en plus des financements sont possibles.
Si certains me traitent d’optimiste béat, je m’en bip ! Mon message dans ce billet – vous l’aurez évidemment compris – est : « sortons de l’effet psychologique de la crise et soyons positifs . »
Bon ! Vous me direz que l’épidémie de Grippe A ne vous aide pas à l’être. Et moi, je rétorque : « Essayez quand même, ça peut marcher. »
Allez, tous ensemble : LA CRISE, C’EST FINI !
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