I can’t get no… satisfaction

Satisfaction / Rolling StonesLe mot satisfaction évoque en moi, indécrottable passionné de RH, une célèbre chanson des Rolling Stones… et le sujet de la satisfaction de son job ou plutôt de l’insatisfaction de son job.

Un jour d’hiver, alors que la neige recouvrait les trottoirs de Paris, lors d’un entretien de recrutement, un candidat, habitué à passer d’une entreprise à l’autre, m’a dit que sa meilleure expérience serait certainement la prochaine. Je n’ai pas pu donner suite à sa candidature… mon client de l’époque n’aurait pas été rassuré par ce qu’il aurait considéré comme de la volatilité, autrement dit par le manque de stabilité de mon – pourtant – brillant candidat.

Changer régulièrement de poste est certainement enrichissant mais, sur un CV, ce n’est pas forcément bien perçu… alors mieux vaut y réfléchir à 2 fois.

Dans mon métier, je rencontre souvent des personnes qui souhaitent changer de job pour de bonnes ou de mauvaises raisons. Questionnez les gens autour de vous, les gens insatisfaits sont malheureusement nombreux. Et certains d’entre eux ne connaîtront jamais le sentiment de satisfaction… mais c’est un autre débat.

Bref, je ne veux pas faire de psychosociologie de comptoir en disant que notre société est hédoniste et que les gens ont besoin trouver du plaisir dans tout ce qu’ils font au risque de vivre dans une frustration permanente… pourtant ça me démange de généraliser.

Si vous changez trop souvent de job, il faut vous poser des questions. Suis-je dans la bonne voie professionnelle ? Où j’en suis dans mon parcours ? C’est justement là qu’il faut faire un travail de développement personnel tel que le Bilan de compétences ou Bilan professionnel

Il vous permettra de faire un point sur vos compétences, votre parcours et de travailler sur un nouveau projet. D’autant plus qu’à l’issue de ce travail le Consultant vous remet une synthèse qui peut être utilisée pour convaincre votre employeur de vous laisser faire une formation pour évoluer ou pour changer de poste dans votre entreprise ou ailleurs – entre autres. Un bilan vous permet  également de préparer un projet de reconversion.

Ah, j’oubliais une info essentielle ! La réussite de son bilan dépend beaucoup du choix du consultant qui vous accompagne… hum, hum !

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Le mal du siècle ?!

The Big Lebowski

Cela fait un certain temps que je n’ai pas écrit de billet. Je dois sans doute souffrir du mal du siècle… Le dos ? Oui, entre autres, mais ce n’est pas au dos que je pense. Il s’agit d’un autre mal du siècle qui peut parfois, parfois trop souvent, mettre en péril nos belles entreprises, aussi bien publiques que privées. Non, pas de mauvais esprit ! J’ai dit publiques et privées.

Bref, la procrastination, ça vous dit quelque chose ?

La procrastination, c’est l’art de repousser au lendemain les tâches à accomplir dans le cadre de sa vie personnelle ou professionnelle, l’art de trouver mille excuses pour ne pas agir. Nous pouvons la considérer comme un dérivé de la paresse. Mais c’est plus subtil et  plus complexe que cela.

Si certains d’entre nous sont parfois obligés de remettre au lendemain certaines tâches à cause d’une surcharge de travail, d’autres le font systématiquement. Vous pensez peut-être à un de vos collègues qui fait toujours tout à la dernière minute. Sa devise est « pourquoi faire le jour même ce que je peux faire le lendemain ». Il se vante de ne pouvoir travailler que sous pression. Il a éventuellement un problème de pilosité dans la main ou un manque de motivation pour son job. Mais ça peut également cacher d’autres choses.

Eh oui, certains Docteurs ès procrastination pourraient parfois vivre avec un goût prononcé, mais inconscient, pour l’échec. Vous êtes surpris ?! Je comprends. Mais il existe dans l’entreprise autant de pathologies que d’hommes et de femmes. Si certains sont des challengers qui ont besoin de défis à relever, d’actions à mener et de réussites, d’autres se complaisent dans l’échec ou, pour être plus précis, dans la peur de l’échec ou encore dans la peur de la réussite. Ouh, c’est bien compliqué tout ça !

Pour toutes les personnes qui se sentent concernées par ce phénomène, il serait peut-être temps d’envisager un travail de développement personnel. Parlez-en à votre coach (hum hum !), à votre psy ou bien à qui vous voudrez.

Alors, évidemment, après ce que je viens d’écrire, vous pensez que je n’ai pas rédigé de billet depuis trois semaines parce que je suis atteint de… non ! Je croulais sous le travail… hum ! Et puis la procrastination, ça peut parfois être bon pour trouver un équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Mais attention : à consommer avec modération !!!

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Un profil rare malgré la crise

Un peu de provoc ne fait pas de mal sur un sujet important. Cela permet de Profil rare mystèrefaciliter le buzz si vous voyez ce que je veux dire.

Savez-vous qu’il existe un profil très rare sur le marché dont on ne parle pas suffisamment ? Vous ne voyez pas ?!  Bon, je ne fais pas davantage durer le suspense.

Il s’agit du travailleur handicapé. Avant de me vouer aux gémonies, lisez la suite.

Depuis la loi du 11 février 2005, les entreprises de plus de 20 salariés, qui avaient déjà l’obligation d’employer au moins 6% de travailleurs handicapés (TH), sont soumises à un renforcement de leurs contraintes dans le cas de non-respect de ce quota. Et quand on touche au portefeuille… Bref, ce n’est pas le sujet.

Aujourd’hui, il n’y a pas suffisamment de travailleurs handicapés en France pour que toutes les entreprises concernées respectent ce quota de 6%. Et pourtant, les travailleurs handicapés ont toujours autant de mal à accéder à un emploi.

De plus, un très grand nombre d’entreprises sont désarmées face à cette problématique et ne savent pas par quel bout commencer pour favoriser le recrutement de travailleurs handicapés. C’est ce qu’on appelle un beau cercle vicieux.

Des associations et des cabinets de conseil existent pour aider les entreprises à travailler sur cette problématique majeure.

L’une d’elles, L’ADAPT lance un Pacte Citoyen à l’occasion de la prochaine Semaine pour l’emploi des personnes handicapées qui aura lieu du 16 au 22 novembre 2009. Le but étant de favoriser le recrutement et l’insertion professionnelle des Travailleurs Handicapés en luttant, entre autres, contres les nombreux préjugés sur ce sujet.

Voici quelques chiffres clés, transmis par Cyrielle Claverie, Chargée de communication au sein de L’ADAPT, qui parlent d’eux-mêmes et qui nous démontrent que le sujet nous concerne tous :

- Une personne sur deux connait une situation de handicap dans sa vie.

- 80% des handicaps sont des handicaps acquis au cours de la vie

-  Le poste de travail d’un TH ne doit être adapté que dans 1 cas sur 5 seulement.

- 80% des personnes travaillant avec un TH n’ont pas constaté de surcharge de travail (sondage Louis harris)

D’après une étude commandée par la Commission Européenne en 2005, 83% des entreprises questionnées, ayant recruté des travailleurs handicapés, disent constater un impact positif sur leurs activités.

Ces quelques infos vous permettront de vous faire une petite idée sur le recrutement et l’intégration des travailleurs handicapés dans le monde de l’entreprise. Si vous avez envie de faire quelque chose pour améliorer les choses, commencez par signer le Pacte Citoyen Travailler Ensemble de L’ADAPT.

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Pop Job

Ou l’insoutenable légèreté de l’être

Pop jobIl y a deux ou trois semaines, alors que je faisais ma séance de sport quotidienne devant la télé (je vous jure que c’est vrai !), je suis tombé sur l’émission Pop Job, sorte de Star Academy des entreprises avec un soupçon de second degré – enfin, je l’espère. Des salariés de diverses sociétés ont été recrutés pour participer à un télé crochet. Chaque entreprise est représentée par un groupe d’employés qui chante devant un jury de professionnels du monde de la musique.

Je n’ai pas tout suivi – et n’ai pas vu la finale – mais cette émission a suscité en moi une réflexion. Parmi les groupes, j’ai vu des personnes s’éclater et prendre du plaisir à chanter et à danser avec leurs collègues (d’ailleurs, un groupe issu d’un hôpital de Marseille était très bon). A l’heure où l’on parle beaucoup de souffrance au travail, j’ai trouvé ça rafraîchissant.

Une pensée quelque peu saugrenue a alors traversé mon esprit. Et si les sociétés organisaient plus souvent des événements ludiques et artistiques où leurs salariés pourraient chanter et danser ensemble. Je dis « plus souvent » car j’en connais certaines qui le font déjà. Premièrement, parce que cela fait partie de leur culture d’entreprise (certaines personnes se reconnaîtront). Et deuxièmement, parce que cela contribue à créer une cohésion entre les différents collaborateurs. Cela permet également de créer une soupape de sécurité dans les moments où la pression monte. Car, selon Philippe Rodet, Consultant-Médecin et Fondateur du cabinet Bien-être et Entreprise, la convivialité représente un des moyens efficaces de diminuer le stress (cf. L’Entreprise N° 282, Octobre 2009, page 36).

Evidemment, chanter ne règlera pas le problème du stress au travail. Ne soyons pas naïfs – seulement un peu rêveurs.

Un peu de légèreté ne peut faire que du bien. N’est-ce pas ?!

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Manager en open space ?

L'open space m'a tuerJe réfléchis depuis longtemps à la question suivante : Est-il possible de manager en open space ? Ou bien posons la question autrement : Est-il possible de manager sans avoir son propre bureau et en étant au milieu de son équipe en permanence ? Cela ne me semble pas impossible – loin de là – mais difficile.

Une des fonctions essentielles du manager est de communiquer. Son rôle, à au moins 80% de son temps, est de transmettre des informations et d’écouter ses collaborateurs. Le manager ou middle manager représente l’autorité du groupe pour lequel il travaille et assure la cohésion de son équipe dans le but d’atteindre les objectifs fixés. Et il arrive parfois – parfois trop souvent – que les décisions du comité de direction ne soient pas en adéquation avec les siennes.

Ce dernier vit alors un conflit intérieur violent et se retrouve seul face à la pression de sa hiérarchie et celle des membres de son équipe. Ses émotions sont donc plus difficiles à cacher quand il est en open space.

Et alors ?! Eh bien… les collaborateurs ont souvent tendance à idéaliser la fonction de manager. Ils veulent quelqu’un de charismatique, qui a du pouvoir, qui n’a pas de faiblesses, qui les sécurise, qui est à leur écoute, qui développe leur potentiel etc. Ils n’ont pas envie de voir ses émotions et ses tourments sur son visage.

Je trouve plus simple que le manager ait son propre bureau dont la porte reste ouverte quand il peut se rendre disponible pour ses collaborateurs et dont la porte est fermée quand il a besoin de la confidentialité nécessaire à l’exercice de ses fonctions ou à son intimité – j’entends par là se retrouver seul face à lui-même et prendre du recul.

Prenons un exemple concret. Un collaborateur commet un impair auprès d’un client. En open space, le manager peut avoir deux réactions. La première, celle de réagir à chaud en le recadrant devant ses collègues – ce qui crée des tensions et un climat pesant. La seconde, il demande à son collaborateur de le suivre devant tous ses collègues pour lui donner ses recommandations en aparté – ce qui peut générer un soupçon de paranoïa dans l’équipe.

J’exagère un peu. Il existe bien sûr des managers qui s’y prennent très bien pour régler ce genre de situation sans heurts et qui savent se montrer discrets – mais c’est plus difficile.

Dans la même situation, le manager qui a son bureau n’entend pas forcément l’impair de son collaborateur. Ce dernier vient le voir dans son bureau pour lui demander conseil. Ou le manager, qui finit par entendre parler de ce souci de gestion de relation client, demande à son collaborateur, à un moment opportun, de le rejoindre dans son bureau. Il ne réagit pas à chaud mais à tête reposée. Après quelques explications, il tâche d’apporter des solutions.

Avoir un lieu fermé permet au manager d’éviter paroles et actes impulsifs et favorise une prise de recul face aux situations.

L’open space qui symbolisait, ces dernières années, la modernité (et les économies) au sein des organisations, est depuis quelque temps remis en cause, notamment dans le livre d’Alexandre Des Isnards et de Thomas Zuber : L’open space m’a tuer.

Cet ouvrage et l’open space seront des thématiques abordées dans des prochains billets.

En attendant, si vous souhaitez me faire part de vos expériences de management en open space, je vous invite à me contacter à contact [a] humanizer [point] fr ou bien à écrire des commentaires.

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